Autel au Danube empourpre ses passants
La larme prosaïque transmutee
Alegria ton exaltation
Du sombre mortes ombres
Gronde le passage versifie
Billet drone sur la jetee
Silhouettes vecteurs tronc
Quadruple tramway T W
***
Danubian s altar reddens the passersby
Alegria your exaltation
Of somber dead shadows
Rumbles the versified passage
Billet drone on the jetty
Silhouettes vectors trunk
Quadruple tramway T W
Pest, March 2013
Series hologrammes l intemporelle rectangulaire
Neuf fenetres sur l antique pave
Depravation divagation
Divination de l homme en
Noir
BP capitales lettres palindrome d infamie
Reveler l ecriture a la sortie de la bouche
Tracter le jaune de tes abris antinomiques
Biaisee binaire brutale
Providence perfide percolateur
***
Holograms series the rectangular timeless
Nine windows on the ancient pavement
Depravity distress
Divination of the man in
Black
BP capital letters palindrome of infamy
Tow the yellow of your antinomic shelters
Biased binary brutal
Providence perfidious percolator
Pest, March 2013
Pulsations en trombe, verser pathos catharsis cet écrit automatique l’apparence désordonnée de ces maux écrits à tout hâte pour s’expulsion.
Craquement capillaire d’accroche Vercingétorix, Alésia désordre versatile de ces troubles chaotiques.
Entrechocs lacrymaux, passéiste, creuser ce fossé on souhaite troublé.
Flou-doute, prose en hérésie, hésitations cette transe lancinante verticale. L’entêtement la virgule, sous-marin déterré, douleur congre s’insinuant soi.
Anguilliforme pulsions irrégulières l’irrationnelle d’espace pluriel.
Ces rythmes esthétiques, la carafe spectaculaire, réminiscences propagande induite couleurs.
La tumulte, l’abandon, le cycle, ces montées, ces montées, ces montées.
Répétitions continues, vomi digital.
La Montée. Résistible.
Asperite T
Scintillante glaise d onanisme
Verticale lineaire trombe vesperale
Soupir renverse soupir
Valse lancinante
Trouble T
***
Asperity T
Glittering clay of onanism
Sigh reverse sigh
Nagging waltz
Trouble T
Royal Castle, Buda, March 2013
A l ombre de ta dyarchie maculee
Encadrer la sentence
Evacuer cette brume prisme brutal
Bal majeur
Ton coeur comme la citadelle de Pest
***
In the shadow of your smeared diarchy
Surround the sentence
Evacuate this mist brutal prism
Major ball
Your heart as the citadel of Pest
Royal Castle, Buda, March 2013
Retrospective en source flux qui raisonnent
A perte de vue d evanouissement en absence
Eau granuleuse s evapore
Accord de la symphonie de sa stupeur
***
Retrospective source flux echoing
Blind fainting the absence
Granular water evaporates
Symphony’s agreement from his stupor
Roissy Charles De Gaulle Airport, March 2013
Creuser chaque mot substance de l’indicible
Envisager dénier délier tant divination tant spectre
A partir du non-rien panse l’homonyme
Masque diégèse palissade gauloise l’insoumission à cet Autre
Aspérité Tunnel et galeries
Refuser le lieu
Cracher sur, répéter N, répétez N
L’Autre, M, l’Autre, M
Nocturne pour l’Après Jeu
Dune digitale, l’averse ensablée encense les sens de ton absente délivrance.
***
Digital dune, the sanded downpour incenses the senses of your vacant deliverance.
Dans l’air clarifié,
quand déjà la consolation de la rosée
descend sur la terre,
invisible, sans qu’on l’entende,
car la rosée consolatrice porte
des chaussures fines, comme tous les doux consolateurs —
songes-tu alors, songes-tu, cœur chaud,
combien tu avais soif jadis
soif de larmes divines, de gouttes de rosée,
altéré et fatigué, combien tu avais soif,
puisque, dans l’herbe, sur des sentes jaunies,
les rayons du soleil couchant, méchamment,
au travers des arbres noirs, couraient autour de toi,
des rayons ardents et malicieux.
” Le prétendant de la vérité ? Toi ? — ainsi se moquaient-ils —
Non ! Poète seulement !
une bête rusée, sauvage, rampante,
qui doit mentir,
qui doit mentir sciemment, volontairement,
envieuse de butin,
masquée de couleurs,
masque pour elle-même,
butin pour elle-même,
cela — le prétendant de la vérité ?…
Non ! Fou seulement ! Poète seulement !
parlant en images coloriées,
criant sous un masque multicolore de fou,
errant sur des mensongers ponts de paroles,
sur des arcs-en-ciel mensongers,
parmi de faux ciels
errant, planant çà et là, —
fou seulement ! poète seulement !
Cela — le prétendant de la vérité ?…
ni silencieux, ni rigide, lisse et froid,
changé en image,
en statue divine,
ni placé devant les temples,
gardien de seuil d’un Dieu :
non ! ennemi de tous ces monuments de la vertu,
plus familier de tous les déserts que de l’entrée des temples,
plein de chatteries téméraires,
sautant par toutes les fenêtres,
vlan ! dans tous les hasards,
reniflant d’envie et de désirs !
Ah ! toi qui cours dans les forêts vierges,
parmi les fauves bigarrés,
bien portant, colorié et beau comme le péché,
avec les lèvres lascives,
divinement moqueur, divinement infernal, divinement sanguinaire,
que tu cours, sauvage, rampeur, menteur…
Ou bien, semblable à l’aigle qui regarde longtemps,
longtemps, le regard fixé dans les abîmes,
dans ses abîmes…
— oh ! comme il plane en cercle,
descendant toujours plus bas,
au fond de l’abîme toujours plus profond ! —
Puis,
soudain,
d’un trait droit,
les ailes ramenées,
fondant sur des agneaux,
d’un vol subit, affamé,
pris d’appétit pour ces agneaux,
détestant toutes les âmes d’agneaux,
haineux de tout ce qui a le regard
vertueux, l’oeil de la brebis, la laine frisée,
de tout ce qui est stupide et bienveillant comme l’agneau.
Tels sont,
semblables à l’aigle et la panthère,
les désirs du poète,
tels sont tes désirs, entre mille masques,
toi qui es fou, toi qui es poète ?…
Toi qui vis l’homme,
tel Dieu, comme un agneau —,
Déchirer Dieu dans l’homme,
comme l’agneau dans l’homme,
rire en le déchirant —
Ceci, ceci est ta félicité,
La félicité d’un aigle et d’une panthère,
la félicité d’un poète et d’un fou ! “…
Dans l’air clarifié,
quand déjà le croissant de la lune
glisse ses rayons verts,
envieusement, parmi la pourpre du couchant :
— ennemi du jour,
glissant à chaque pas, furtivement,
devant les bosquets de roses,
jusqu’à ce qu’ils s’effondrent
pâles dans la nuit :
ainsi suis-je tombé moi-même jadis
de ma folie de vérité,
de mes désirs du jour,
fatigué du jour, malade de lumière,
— je suis tombé plus bas, vers le couchant et l’ombre :
par une vérité
brûlé et assoiffé
— t’en souviens-tu, t’en souviens-tu, coeur chaud,
comme alors tu avais soif ? —
Que je sois banni
de toute vérité !
Fou seulement ! Poète seulement !
Friedrich Nietzsche, Dithyrambe de Dionysos, 1888
Tes consécrations, tes envoûtements, tes expiations, tes cheminements, tes deuils, tes mensonges, tes crachats, tes croix, tes stigmates, tes aberrations, tes soupçons, tes différences, tes absences, tes brûlures, tes silences, tes grondements, tes fureurs, tes épilepsies, tes illuminations, tes voileries, tes réminiscences, tes confessions, tes pêchés, tes hypocrisies, tes spectres, tes vies, tes inventaires.
Negra, Trinité V. de la Milagrera
***
Your consecrations, your subjugations, your expiations, your pathways, your mournings, your lies, your spits, your crosses, your stigmas, your aberrations, your suspicions, your differences, your lacks, your burns, your silences, your growls, your furies, your epilepsies, your illuminations, your sail lofts, your recollections, your confessions, your sins, your phantoms, your lives, your inventories.
Negra, V. Trinity of the Milagrera
Accalmie dans un crâne, la reine douairière à genoux devant Notre-Dame s’immole.
Mélopée abolie, l’étrangeté de ta colère purpurine camouflée sous l’amas des crasses façades.
Ce recueillement paravent accroche aux étoiles cet Antre souvenir.
Le martyr de la Veuve, en représentation se donne à percevoir.
Convocation.
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Lull in a skull, the dowager queen on her knees in front Notre-Dame immolates herself.
This meditation screen clings to stars this Den memory.
The Widow martyr, theatrical performance.
Convocation.
Reliques de l’Escurial sous son voile, miraculée du gril negra double V, lettre symbole gravée sur ton visage, consumé d’espérances somptuaires.
Ta douleur Contre-Réforme, ces réminiscences de Ta Question.
La Question latente, la Question lancinante, la Question lamentante, la Question lacérante: Ta Passion.
Je suis la Veuve inconsolée, Ta Résurrection.
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Relics of the Escorial under her veil, miracle grill negra double V, letter symbol engraved on your face, consumed with lavish hopes.
Your pain Counter-Reformation, these reminiscences of Your Question.
Latent Question, Nagging Question, lamenting Question, lacerating Question: Your Passion.
I’m the disconsolate Widow, Your Resurrection.
Versants de ton intime Catalogne, l’insoumission à cette fatalité du voile vernaculaire.
Puretés informelles de tes vestiges d’illuminée, convoquée vers la transcendance.
Elle se laisse porter par le flot des rayons, happée par ces Ailleurs anthracifère.
L’Illuminée est anthropophage et palpe la virginité des atmosphères.
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Slopes of your intimate Catalonia, rebelliousness to this fatality of vernacular veil.
Informal purities of your enlightened remnants, convened to transcendence.
She is swept away by the flood of rays, snatched by these anthracite Elsewhere.
The Crank is cannibalistic and palpates virginity of atmospheres.
L’arche veloutée de satin saillant, l’explosion d’averses boisées.
Le croisement enfume la vision close. Prose facile, composée sans répétition contre l’alliance du confessionnal et de la dentelle noire.
Poème description qui se contente d’énumérer la vision. La veuve s’appuie et sort du bois: ses mots sont plats, pour mieux.
Ouverture. Vestige Indicible.
***
The prominent velvety satin arch, the explosion of wooded downpours.
The crossing fills with smoke the closed sight. Easy prose, composed without repetition against the alliance of confessional and black lace.
Poem description simply lists the vision. The widow leans and sticks her head above the parapet: her words are flat, for the better.
Opening. Unspeakable Vestige.