Peur incontrôlable non de la tempête, mais du grain.
Sécheresse de l’écrit, sécheresse des frontières éthérées.
La fin de l’eau, perte de repères sans pierre (magnétisme).
La destruction du Touareg, prise en otage de la caravane des Illuminés.
La sentence est tombée : de bagne en Sahara, masquer le convoi pour louer la rose d’incandescence.
Brûler l’averse, guidance vers sa source.
Quiétude, douce quiétude: printemps.
Lumière condensée sur le mur des crépis, ce vertige et contrasté d’une silhouette qui se pose.
S’expose, lignes (de fuite), les vertiges et virages de l’appel.
Il résonne, il tonne, il inonde : le cri.
« We are young », l’esprit sans âge, tombe façon pavé contre la rotonde.
« We are young », Belleville, ta rue, mutations, ce choc créateur.
« We are young », série en réflexion, un langage d’ailleurs pour crier à l’endroit.
Le slogan, la formule, elle cogne contre le garage, peinture de la porte numéro X.
Jeunesse aux pulsions, pulsions d’ivresse, (sur)expose de superficialité en cryptage.
Dire le faux pour prêcher le « faut avancer dans la verrière » : « We are young », démodés mots des modèles.
J’aperçois ce reflet qui féconde,brouillard brun braise du baiser qui gronde.
Paver ses mauvaises intentions, masque d’illusions cosmétiques, extatique pornographique des formes aux palets.
Non vous n’avez pas rêvé, ces silhouettes ont touché la fulgurance.
Une errance, chemin en reflet, mirage flouté. Cap(ture) cette écrit(ure), jeu joue parenthèse (mal)habile. Cygne rouillé, fer de lance du signe.
Encre délavée, l’énervement dans la levure chimique.
Symbolique, motif circulaire, montée, monter, montaient ces silhouettes: en ballade croisière visière écrous des brouillés.
Je ne veux que (garder) le noir Gironde.
Je ne veux que les ombres bien portantes de ce lampadaire à rhume, cette capacité de la gifle gelée en répétitions.
Je ne veux que cette énumération du petit pont, deviner et se laisser déployer les caractères.
Je ne voeux que les veux d’anse courbe, ces satins d’automne prospectés.
Le souffle court, l’escalier qui crépite. L’annonce, j’accoure, encours, ces marches aphones. Le silence, vert champ sans la couleur, je monte, tu cours, vitesse, fulgurance, fureur, j’entre, déchire le voile.
Fureur sans l’adjectif, la cour des virgules, libellules de la remontée du puits, vis, vice ton vertige, sa voix, moi. Souffle court, présence, passer, hacher, épuiser. Étincelles versatiles.
Grimpe, grimpe, en haut de la rambarde. Monte, escalade, se balade et (se) gravite. Vitesse de la non-précipitation, j’évite le poteau rouge et me fonds dans le jaune. Ambiance feutrée sonore, sonorité de la Révolution qui gronde de silence. J’évoque, je, jeu, cours, vole, m’échappe par la fenêtre, stylo, carnet, l’inventaire à la Prévert. Sans fin, sent faim, l’appétit retrouvé, le piano accordé.
L’ossature, je dessature la photographie bien propre sans rature.
Taciturne que de nom, l’imposture fait office de perspective.
Patchwork, quelle bizarrerie: vols des bourdons et poétique du postillon.
Le refus de parler du fauteuil: il n’y a pas de trône, des prétentions anonymes au vide.
Vide du couloir, couloir plein. L’automne, haut étonne, ces trois marches, ces petits pas, cette frénésie de l’écrit. La fusée est sur le pas de tir, on traque les trois petits points hérétiques: je les refuse, fin de la vacuité.
Gravir, survenir, bondir, obscurité, liste, néant, virgule, (parenthèse(s)), couloir, rambarde, vertige, illusion, abstraction, doute, envie, nausée, thé noir, roche, texture, poison, embûche, distraction, rebond, sensation, palier : j’avance.
Colonne invisible et sentencieuse, le poids des maux de roches pour fasciner le désordre invisible.
Noire de nuit, nuit sans étincelles, l’Eglise trône sans le sceptre. Un poème se dévoile dans le confessionnal, vertical, à la lueur d’une bougie sans ciel.
Vestiges, ruines, on convoque des mots sans réellement nous surprendre.
Le pape de papier-crépon parle de texture et supplice, l’isthme de mon toit.
Et je ne rêve pas d’Orient,pas de Dorian dans ce tracé longiligne en direction d’un autre toi.
Portrait fantomatique, l’énigme se réfléchit, (en)quête d’une autre voie.
Les doigts du pianiste restent immobiles,la mélodie du rail effet brume. Brune, la sensation de la remontée, la flèche vers un Nord polaire démagnétisé.
Établir le périmètre de sécurité, photographier l’abstraction de la courbe.
Alignements de béton, l’endiguement succession mime l’entrave.
Le carrousel fantomatique hante le cordon dunaire, lumière cramée et horizon lunaire.
La rime revient comme chaque saison: Grippe du mot, étourdissement des maux, assourdissement.
Elle détourne son regard, et scrute au-delà, vers ce qu’on ne voit pas, vers un ailleurs monochrome.
Absence de pastel, chantier, derrière la palissade le work in progress.
Ces fameux “instants polaroïd”.
Une rencontre, une lettre, un baiser, le sourire inattendu d’un inconnu par une sombre journée hivernale, la fulgurance de certains mots tendres ou cruels, une nuit blanche, une gifle, un message, le souffle du vent dans mes cheveux, la vision écarlate de…
Je ne reblogue jamais, et pourtant je le fais. J’aurais pu écrire ce texte, quelqu’un d’autre l’a fait pour moi. La fulgurance dominicale de Tumblr sans doute.