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Nocturnes, censures, évacuation l’automatique, le voyage, l’ailleurs, perturbations anachroniques, carnavals posthumes, moitié en représentation, magma incohérent, bouillie crasse, luxure chromosome, écrire le purulent, ni onde, ni bien, ni gronde, ni feint, rythme, sans cadence, carnet.

Écrire à l’allure pour sublimer la carrure, forçant de l’inconsolée. Cintrer le vitalisme, lancinante réaction du contentement silencieux, mélodie banalité, maux, alignés, souffle, réflexion, j’aligne, j’aligne, j’aligne, les virgules, les points de régression, les parenthèses, les paraphes, la page suivante, loin, monologue, dialogue, bulle, l’incompréhension, rupture, remise de gaine, toi, toi enterré, toi ressuscité, toi crucifié, toi putride, dilué, jeu, je, j et eux, j’ai et puis e.

Moi. Recentrement. Représentation. Anglicisme du retour. Contrôles. Douces névroses. Point. Point. Points. Îlots accouchés. Charcuter les phrases. Déchiqueter le cygne. T’insulter. Chienne. Plaisir solitaire. Répulsion. Loin. Sphère conique. Iconique déchu.

État intermédiaire. Décaler à l’avancement le chaos la forme la forme, écrire c’est d’abord soi, culte, entre-deux moi sans moi, pages, trivialité, cru, la vermine verbillage avance, pas, pas, pas, trinité, petit seigneur de ce doux sentiment, créateur.

Dérégler son écrit et ne plus l’arrêter, nommer l’exercice. Gangrène et renouveau, nécrose ta greffe, lieu commun, je, je, je, je. Obsession je, me produire en série et contrefaçons. Taire la voix, entendre le je.

Evacuation

Tableau des gravillons bétonnés, 

la plainte étouffée par la bâche double face, 

l’envolée vers l’escalier jaune. 

Renaissance sans ivresse du toit. 

FIAT LVX

Fiat lux, et lux fuit. 

Coupole des idoles passées, 

Autel vénitien de ces rayons de vie. 

Marcher vers la lumière, et la lumière vacille. 

(Peine)ombre. Soleil funèbre, un après éclipse. 

***

Fiat lux, et lux fuit. 

Duomo of past idols, 

Venitian altar of these rays of life, 

Walk towards the light, and the light’s flickering. 

Sorrow and darkness. Mournful sun, an ‘after eclipse’ 

Ailleurs

Thérapie de l’ailleurs, chant nocturne de l’écriture automatique, divaguer, délier, nommer, inventorier, prise, caractéristique de ce moi décodé. 

Ces maux que l’on croit comprendre, promesses de l’aveugle quand en germe se trouvait le mensonge. Ton vers pourri dans la pomme, cracher le trognon dans ma gueule. 

Violence du mot, rage d’un nocturne de Chopin, la révolte interne, la contrefaçon. Contre-faire l’amour, contre-faire les maux d’amour, (dé)masquer l’imposture. 

Posture de l’hiver, silence de la cathédrale. Tombe lointaine, murailles pour les reliques des poussières d’optimisme. L’absence, se la représenter, j’apprends l’ailleurs. L’autre chemin, tristesse des deuils d’automne, enluminure du lieu commun. Finalement si décevant, pas si différent de l’Autre. 

(Boni)menteur et vendeur à la sauvette, pauvres âmes naïves attirées par la lumière. 

L’ailleurs, c’est le noir. Ce trou noir transfigure ton visage purulent de la tromperie. Je creuse pas à pas les murailles de ma prison dorée. J’attends l’ailleurs, j’annihile les talismans du toi, j’expédie, je délègue à l’armée des inconscients cette folie. Celle d’y avoir cru. La fin. 

Circuler

Y’a rien à voir,

Pas même un entre acte surprise, un printemps d’esquive, 

rien. Le rien, ce rien. Le bal masqué se fossilise, la plume transmute. 

Brouillard des signes, le grain sur ce souvenir. Un ailleurs, un autre, une illusion. 

Circuler, y’a rien à voir, pas même Venise, pas même les prémices du bonheur, pas même le pluriel d’impossible. 

Des maux aux mots, mots en mots. L’hibernation. Tunnel palimpseste, cette écriture je l’attends. J’attends mon printemps, sans toi. Sans toi. 

Vektor

 

Glabre Calabre tes marbres staliniens

 

Compositions ésotériques perspective fureur stridente

 

Ton vecteur rémanent accroche et crache

 

Sur ta factice tombe : Vektor

Sahara

Peur incontrôlable non de la tempête, mais du grain.

Sécheresse de l’écrit, sécheresse des frontières éthérées.

La fin de l’eau, perte de repères sans pierre (magnétisme).

La destruction du Touareg, prise en otage de la caravane des Illuminés.

La sentence est tombée : de bagne en Sahara, masquer le convoi pour louer la rose d’incandescence.

Brûler l’averse, guidance vers sa source.

Quiétude, douce quiétude: printemps.

We are young

Lumière condensée sur le mur des crépis, ce vertige et contrasté d’une silhouette qui se pose.

S’expose, lignes (de fuite), les vertiges et virages de l’appel.

Il résonne, il tonne, il inonde : le cri.

« We are young », l’esprit sans âge, tombe façon pavé contre la rotonde.

« We are young », Belleville, ta rue, mutations, ce choc créateur.

« We are young », série en réflexion, un langage d’ailleurs pour crier à l’endroit.

Le slogan, la formule, elle cogne contre le garage, peinture de la porte numéro X.

Jeunesse aux pulsions, pulsions d’ivresse, (sur)expose de superficialité en cryptage.

Dire le faux pour prêcher le « faut avancer dans la verrière » : « We are young », démodés mots des modèles. 

(Dé)former

J’aperçois ce reflet qui féconde,brouillard brun braise du baiser qui gronde.
Paver ses mauvaises intentions, masque d’illusions cosmétiques, extatique pornographique des formes aux palets.

Levure

Non vous n’avez pas rêvé, ces silhouettes ont touché la fulgurance.
Une errance, chemin en reflet, mirage flouté. Cap(ture) cette écrit(ure), jeu joue parenthèse (mal)habile. Cygne rouillé, fer de lance du signe.
Encre délavée, l’énervement dans la levure chimique.
Symbolique, motif circulaire, montée, monter, montaient ces silhouettes: en ballade croisière visière écrous des brouillés.

Doute

Je ne veux que (garder) le noir Gironde. 

Je ne veux que les ombres bien portantes de ce lampadaire à rhume, cette capacité de la gifle gelée en répétitions. 

Je ne veux que cette énumération du petit pont, deviner et se laisser déployer les caractères. 

Je ne voeux que les veux d’anse courbe, ces satins d’automne prospectés. 

Escalier

Le souffle court, l’escalier qui crépite. L’annonce, j’accoure, encours, ces marches aphones. Le silence, vert champ sans la couleur, je monte, tu cours, vitesse, fulgurance, fureur, j’entre, déchire le voile.
Fureur sans l’adjectif, la cour des virgules, libellules de la remontée du puits, vis, vice ton vertige, sa voix, moi. Souffle court, présence, passer, hacher, épuiser. Étincelles versatiles.