Noir

Noir Soulages, jumelles des deux tours, décret ondoyant, rythme crachat.

Marie-Madeleine

Que crois-tu et à travers quel miroir ?

Masque du soleil vert, vers les fissures et les perspectives.

Toits, renversés. Croix. Larmes séchées.
***

What do you believe and through what mirror?

Mask of the green sun, to cracks and perspectives.

Roofs, overturned. Cross. Dried tears.

Si mon nom est écrit dans un coin de votre cœur, quelque faible, quelque décolorée qu’en soit l’empreinte, ne l’effacez pas.

 Alfred de Musset à George Sand ,1833.

(via jujumouton)

(Source : feuille-d-automne)

Traversée

Une prophète domestique,

 Clinquant rite mobilisant sa clique de rites cliniques.

 Traversée, poétique d’un adieu circulaire,

 Une larme pour un sourire.

 Ailleurs, C’est accepter d’être seule à deux.

L’Autre

Chevelure salie par le temps pétrochimique,

 Pierres acides et scintillantes, elle s’évoque l’Autre

 Comme un double à soi, l’Autre chimère,

 Son évasion vers l’arbre acoustique. 

Un, deux, trois

Je d’enfance, un, deux, trois, blanche romance,

 L’oracle et son chemin pavé de feuilles psychotiques,

 Ces luttes, l’entre-deux, fragment de celle qui ne voulait compter que jusqu’à

Trois. 

Télégraphe

Comme une onde, double illusion, illuminée perfusion d’audace,  

Ce chemin vers elle comme un signe télégraphe,

Captive des allusions d’un ailleurs, elle(s) reposent la ligne d’un doux épitaphe. 

Vanité / Vanity

Vanité. Le temps efface la couleur. 

Fenêtre sur cour, l’écho zone les murs du grenier. 

Une trace, icône dans le brouillard.

Sortir du mausolée des amants, par la grande fenêtre.

***

Vanity. Time erases the color. 

Window and the courtyard, the echo on the attic walls

A trace, icon in the fog. 

Leave the mausoleum of lovers, by the large window.